tag:blogger.com,1999:blog-19244704.post-57910796551293365082008-01-23T18:47:00.000+01:002008-01-23T19:05:35.625+01:00<span style="font-family: arial;"><span style="text-decoration: underline;"></span>Suite de mes <a href="http://cinechanges.blogspot.com/2008/01/la-rencontre-du-point-de-vue-peut-on.html">notes</a> à propos de "Finding Forrester".</span><span style="font-style: italic; font-family: arial;"></span><br /><span style="font-style: italic; font-family: arial;"></span><br /><div style="text-align: justify;"><span style="font-style: italic; font-family: arial;">"Il existe ce que l'on appelle </span><span style="font-family: arial;">l'attitude pendant l'orage</span><span style="font-style: italic; font-family: arial;">. Quand on est pris sous une averse soudaine, on peut, soit courir le plus vite possible, soit s'élancer pour s'abriter sous les avancées des toits des maisons qui bordent le chemin. De toutes façons on sera mouillé.</span><br /></div><div style="text-align: justify;"><br /><span style="font-style: italic; font-family: arial;">Si on se préparait auparavant mentalement, à l'idée</span><span style="font-style: italic; font-family: arial;"> d'être trempé, on serait en fin de compte fort peut contrarié à l'arrivée de la pluie.</span><br /><br /><span style="font-style: italic; font-family: arial;">On peut appliquer ce principe avec profit dans toutes les situations." </span><br /><span style="font-family: arial;">"Hagakure"</span><br /><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_TvdHWoq1du4/R5d-r2OwuDI/AAAAAAAAAPo/zTLaN9DMuCg/s1600-h/rech1.JPG"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_TvdHWoq1du4/R5d-r2OwuDI/AAAAAAAAAPo/zTLaN9DMuCg/s200/rech1.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5158731189933094962" border="0" /></a><span style="font-family: arial;">C'est au détour de "Finding Forrester", en arrière-plan, discrètement, au cours de ce qui n'est qu'un banal plan de jonction entre deux lieux familiers de Jamal (l'appartement de Forrester et le gymnase), que brûle le feu dans le film de Gus Van Sant. L'apparente banalité du lieu filmique où réside l</span><span style="font-family: arial;">e foyer de ce feu, ce plan devant lequel</span><span style="font-family: arial;"> on se dit après coup que l'on </span><span style="font-family: arial;">aurait sans doute pu passer à côté, tel Jamal qui déambule dans la rue sans se préoccuper de la voiture qui brûle non loin de lui et que nous, spectateurs, apercevons seulement en arrière-plan, révèle la quotidienneté de</span><span style="font-family: arial;"> cet évènement fumigène. </span><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_TvdHWoq1du4/R5d_PWOwuEI/AAAAAAAAAPw/fKQ7fOul4ZI/s1600-h/rech2.JPG"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_TvdHWoq1du4/R5d_PWOwuEI/AAAAAAAAAPw/fKQ7fOul4ZI/s200/rech2.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5158731799818451010" border="0" /></a><span style="font-family: arial;">Une voiture brûle, la nuit, dans le Bronx mais le cinéaste passe, laisse glisser son travelling dans la foulée de Jamal. Il ne cherche pas à retenir l'attention sur cet évènement mais suggérer plutôt très simplement la banalité de celui-ci en le reléguant en second plan. Nul premier plan ici pour le feu, contrairement aux films évoqués récemment dans ce que l'on pourrait appeler notre généalogie du feu chez Gus Van Sant.</span><span style="font-family: arial;"> Le cinéaste veut aller ailleurs, plus loin, et pour ce faire doit suivre le jeune homme plutôt que de rester près de ce triste feu dont personne ne parait faire cas. L'arrivée d'une voiture de police par la gauche du plan roulant à faible vitesse et qui passe à côté de Jamal tous gyrophares allumés va susciter un bref ralenti de la part de GVS qui dilate ainsi dans le temps le comportement de Jamal au passage de la voiture de patrouille - pour les spectateurs, des deux voitures même, car c'est au moment précis où les policiers atteignent le garçon que nous apparaît précisément la voiture en feu sur la droite, dont nous ne percevions jusqu'alors que la fumée. En évitant tout contre-champ conventionnel sur le comportement des policiers (Jamal soutient-il un regard accusateur ou une provocation de leur part se situant dans le hors champ ?), en se polarisant sur le comportement de Jamal, GVS ne brise, ne brûle, pas seulement une règle hollywoodienne, il retourne surtout en menace permanente la présence policière toujours là quelque part, </span><span style="font-style: italic; font-family: arial;">slow mo'</span><span style="font-family: arial;">, hors champ, risquant de faire basculer le destin du personnage.</span><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_TvdHWoq1du4/R5eAX2OwuFI/AAAAAAAAAP4/BlwGyKHSv2E/s1600-h/rech3.JPG"><img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_TvdHWoq1du4/R5eAX2OwuFI/AAAAAAAAAP4/BlwGyKHSv2E/s200/rech3.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5158733045358966866" border="0" /></a><span style="font-family: arial;">Mais la séquence n'est pas tout à fait terminée. S'il on parle beaucoup de feu à propos des derniers films du réalisateur, celui-ci est rarement séparable de l'eau. Jamal continue de marcher sur le bitume tandis que se met à tomber une averse, le garçon ne change pas le rythme de sa marche, il ne semble guère plus s'en préoccuper que le feu précédent, tout juste rabat-il sa capuche sur sa tête. On se souvient que dans "Taxi Driver", la dérive fascisante de Travis Bickle le conduisait à attendre une pluie sacrée nettoyant les rues new-yorkaises de tous ses délinquants. Ici, la pluie de GVS n'est pas une pluie qui nettoie en charriant dans les caniveaux de la ville la délinquance ou les actes qui en émanent jusqu'aux égouts. La pluie éteint certes naturellement le feu causé par quelques pyromanes, mais elle tombe surtout sur Jamal telle maintes regards de la société qu'il rencontre sur son chemin, ces regards qu'il connaître trop bien et que certains personnages du film lui lancent parfois avec l'intention de le couler.</span><br /><br /><br /><span style="font-style: italic; font-family: arial;">"Souviens-toi que les professeurs amèrement désappointés sont soit très efficaces, soit très dangereux" </span><br /><span style="font-family: arial;">William Forester à Jamal</span><br /></div>JMhttp://www.blogger.com/profile/00608068659879725796noreply@blogger.com