mardi, janvier 30, 2007

"Pars Vite Et Reviens Tard" - Régis Wargnier (France) - 2007 (ma note : 1/4)

L'enflure de la peste noire

La peste est au centre du dernier film de Régis Wargnier, "Pars Vite Et Reviens Tard". Et pourtant il n'y a pas plus de peste dans "Pars Vite Et Reviens Tard" que de virus dans le récent "The Host" de Joon-ho Bong.

Fausse alerte : les actes de ceux qui croient propager la maladie par l'intermédiaire de puces contagieuses et semer la mort, sont en fait redoublés par une personne qui tue par injection d'un produit mortel comme nous l'apprenons lors du retournement final. Cette personne, afin de laisser croire que la peste noire est effectivement la cause de la mort, frotte le corps de ses victimes avec du charbon pour rendre noir leurs chairs. Mais voilà le problème, deux fois on nous le dit dans le film, il se trouve que la peste "noire" ne porte pas du tout ce nom parce qu'elle laisse des traces noires sur la peau de ses victimes. Decambrais (Michel Serrault) le dit à l'assassin : l'image communément véhiculée du corps noirci par la peste noire est une "image fausse".

Question, que fait Régis Wargnier de cette image fausse dans son film ? Il en use et abuse. Frappe moins le noir recouvrant les corps inertes que la vraie fascination avec laquelle ceux-ci sont présentés et disposés dans une pose que l'on pourrait qualifier de maniériste si nous étions en peinture. Corps robustes d'hommes allongés les bras écartés (probablement en référence aux interprétations religieuses de la peste), corps de femme replié sur lui-même, étendu dans un décors de carton pâte… Un tableau de Dali est, je crois, convoqué (probablement un clin d'œil) sur l'une des scènes de crime. L'image fausse de la peste, cette "mise en scène" comme le dit Adamsberg (José Garcia), est donc esthétisée à outrance par un Régis Wargnier qui, derrière la caméra, en pince visiblement pour cette débauche de corps inertes (y compris pour celui du mort qui est à l'origine de toute l'histoire).

Lors d'un flash mental grotesque, viennent se télescoper dans la tête de l'inspecteur les images de ces corps, un mime aux gesticulations désordonnées ou encore un personnage portant un masque moyenâgeux de protection contre la peste rencontrés dans la rue. Cette fausse image des corps, nulle, qui ne dialogue qu'avec elle-même (elle n'a de sens que pour la personne qui la produit), appelle d'autres images, toutes autant bouffonnes, qui viennent boursoufler dans l'esprit d'Adamsberg, faire écran. Elles l'empêchent, sur cette affaire, de développer son point fort habituel qui est l'intuition.

A deux pas de l'endroit où le crieur lit les messages du pseudo semeur de peste se trouve le musée Beaubourg où se tient l'exposition "Voyage(s) en utopie" de Jean-Luc Godard (on aperçoit, de loin, la reproduction du tableau de Matisse que Godard avait accrochée de façon à être vue de l'extérieure, accompagnée de la citation de Bazin : "la robe sans couture de la réalité"). Drôle de proximité pour le tournage d'un film qui se démène, tant bien que mal, avec une "image fausse"…une "picture" dirait Godard ? JM


Sur le virus dans "The Host", on pourra lire ce
texte.

vendredi, janvier 26, 2007

Suite du texte qui est : ICI

La "Flibustière des Antilles", immortel capitaine du Sheba Queen qui restera à jamais gravé dans nos mémoires de cinéphiles, est de nouveau dans la région, cette fois-ci sur les écrans lyonnais.

Les retrouvailles furent l'occasion de confirmer cette impression déjà ressentie concernant le travail de Tourneur sur ce film. Il me paraît maintenant évident (comme je l'abordais déjà dans le texte précédent) que le cinéaste a jugé inséparable Anne Providence de son bateau le Sheba Queen, et qu'il en a tenu grand compte lors de la réalisation du film. J'avais déjà été frappé par les plans assez longs sur le visage de Jean Peters (qui joue la flibustière), sublimes, débarrassés du ridicule du surjeu, qui font vivre aux spectateurs les émotions intimes du personnage d'une façon intense. Je pense notamment à celui à la fin de la séquence du combat à l'épée avec Barbe Noire, qui nous révèle déjà beaucoup de choses : sa petite frustration amoureuse que Pierre-François soit parti avant la fin de son combat à l'épée, qui n'était donc ni plus ni moins destiné qu'à le séduire. Où encore la terrible indécision qui se lit sur son visage en fin de film avant qu'elle ne fasse un choix qui lui sera peut-être fatal. Ces nombreux courts plans filmant le visage d'Anne Providence sont à rapprocher des plans du Sheba Queen qui émaillent le film.

Tandis que les vents chauds gonflent et creusent les grandes voiles blanches du Sheba Queen naviguant dans les eaux des Caraïbes, les sentiments tourbillonnants que son capitaine éprouve au cours de son aventure sculptent légèrement son visage qu'il nous est offert d'aimer infiniment sur l'écran, lors des jours de gloire, comme des nuits de folie. JM

dimanche, janvier 21, 2007

"The Host" - Bong joon-ho (Corée du Sud) - 2006 (ma note : 2/4)


Terreur, où es-tu ?

Dans "The Host", Joon-ho Bong propose un double mouvement intéressant autour de la croyance et de l'absence de croyance. En effet, à plusieurs reprises (au moins deux fois dans le film), la parole de Gang-du bute contre celle des scientifiques. Ceux-ci ne croient jamais en ses propos. D'abord lorsqu'il leur annonce que sa petite fille, censée être morte, a téléphoné dans la nuit sur son portable (c'est toute la famille présente qui confirme pourtant ses dires) puis vers la fin lorsqu'il leur dit le lieu exact où elle se trouve.

Non seulement les propos de Gang-du ne sont pas écoutés mais surtout ils passent, aux oreilles des scientifiques à qui il les tient, pour des élucubrations dues à un pseudo virus par lequel il aurait été infecté en se frottant de trop près à la bête des égouts. Selon l'expert américain dépêché, c'est "dans la tête" que réside le virus, c'est là que réside le mal et c'est là qu'il faut aller le chercher au terme d'une opération chirurgicale qui relève de la torture. Le spectateur comprend bien (lorsque le chirurgien annonce à Gang-du que la mort d'un soldat n'était pas due à un virus mais à une crise cardiaque contrairement à ce qu'annonçait la télévision locale) qu'il n'y a aucun virus, qu'il est le fait d'une invention des scientifiques américains qui veulent profiter de l'occasion pour jouer aux docteurs maboules dans leurs petits bungalows transformés blocs opératoires.

Mais dans l'esprit des scientifiques justement (et en particulier pour le docteur américain), ce virus existe bel et bien, ils y croient dur comme fer. Nulle manipulation de la population, il faut qu'il y ait un virus, point barre. C'est dans l'air. Ils croient donc en quelque chose qui n'existe pas (le virus propagé par le monstre géant) en s'évertuant à le prouver, et ne croient pas une seconde à ce qui est réellement et facilement vérifiable (l'existence de la petite fille de Gang-du). Probablement intentionnellement, Joon-ho Bong ne nous montre jamais les forces de l'ordre ou les scientifiques s'intéresser au monstre. Durant tout le film, le combat semble en effet entièrement se livrer entre la famille Hee-bong et celui-ci. Jamais on ne voit un soldat (l'armée est pourtant convoquée) ou un policier chercher ou lutter contre l'énorme monstre. Cette absence sème le trouble, elle rend la quête du virus bien plus importante que celle du monstre aux yeux des scientifiques qui recherchent finalement dans la tête de Gang-du la source d'un dérèglement mental qui est en fait celui d'un de leur confrère (le médecin légiste américain qui ordonne sur un coup de tête à son assistant de jeter du produit toxique dans le lavabo en début de film) à l'origine du monstre voire de celui du chirurgien américain lui-même qui se persuade pathologiquement de l'existence d'un virus. Ce qui inquiète les autorités, dupées par le discours des scientifiques, c'est le pseudo virus. D'où leur utilisation de l'"agent jaune".

Contre-pieds tragi-comique : la terreur sur la ville n'est absolument pas suscitée par l'énorme mutant visible et réel qui détruit tout sur son passage et mange des individus mais par un virus invisible et inventé qui risquerait de proliférer dans les rues de tout Séoul. Et qu'y a-t-il qui gravite autour de cette terreur ? Les autorités ainsi que les médias qui croient les scientifiques et "propagent" la menace du virus, et en face les citoyens écologistes manifestant contre l'emploi de l'agent jaune au bord du fleuve habité par le monstre, se fichant éperdument, et de la présence du monstre (quel étonnement dans la foule lorsque celui-ci s'invite à l'improviste à la fête !), et du supposé danger de virus. Et, bien sûr, la famille Hee-bong, improbable, dont l'effort est tout tendu vers la victoire collective contre le batracien géant, meurtrier du père et de l'enfant. JM

lundi, janvier 15, 2007

On l'a récemment vu en Belgique, d'une façon sensationnelle, la télévision (mais il en est de même concernant d'autre médias comme la radio), s'autorise désormais, au grand jour, à communiquer de l'information fausse. Ou comment un fait fictionnel (la proclamation de l'indépendance de la Flandre) est, par ceux qui l'ont monté de toute pièce, véhiculé dans la forme comme une information vraie, et est soumis à heure de grande écoute, à l'opinion de tous les téléspectateurs. Dans cette opération mensongère qui consiste à faire parler d'elle, compte les opinions des téléspectateurs qui en sont témoins (victimes ?), vouées à induire le gouvernement du pays à une reconsidération d'un dossier d'Etat poussiéreux. Ce faux évènement médiatisé est un coup d'éclat au regard de ce qui représente une façon maintenant tout à fait répandue de concevoir l'information dans un pays comme la France.

En effet en France, et ce depuis un certain nombre d'années déjà, c'est sans aucun complexe, que l'information est transmise délivrée de toute préoccupation de véracité ou de recul de la part de ceux qui la diffusent. Les exemples de faits (souvent réels - on n'exclura pas pour autant l'idée qu'ils puissent être manipulés -, mais parfois aussi fruits de l'inventivité d'un esprit dérangé) interprétés d'une certaine manière aux journaux télévisés qui donnent eux-mêmes, quelques jours après, une toute autre interprétation du fait promulgué précédemment sont légion dans l'actualité.

On peut dire que cette propension dégénérescente et quasi-généralisée des organes de l'information aux effets d'annonces sur des faits dont le sens véritable (avéré comme tel par les autorités) est inconnu a accompagnée un gain d'intérêt de ces mêmes organes pour ce que l'on nomme couramment le "fait divers". Ce sont eux, les faits divers, eux qui déjà n'auraient rien à faire dans un journal télévisé responsable, qui font généralement les frais d'un tel traitement par des médias peu scrupuleux de la liberté individuelle. Sous couvert de laisser soit disant le téléspectateur libre de se faire une opinion à partir d'informations amputées, il prive, en les exposant sur la place publique, les victimes (ainsi que les coupables éventuels lorsque la victime se révèle être le coupable) de leurs libertés individuelles. Les faits aujourd'hui livrés par les journaux d'informations aux gens qui les regardent le sont majoritairement afin d'être jugés par eux, et le sont surtout accompagnés d'un minimum de garanties. Il est symptomatique, dans un tel contexte, que le témoignage (mensonger ou pas) soit devenu la première source d'interprétation de l'information. Là où les confrères de télévision américaine misent plutôt sur l'action, la course-poursuite live entre les flics et les voyous (qui s'exporte aussi en France dans des émissions sensationnelles de seconde partie de soirée) pour tenir celui qui regarde dans son fauteuil, la télévision française mise sur l'enquête policière en live pour distraire ses spectateurs. Les caméras de télévision s'arrogent aujourd'hui le droit d'"enquêter" bien avant les conclusions des enquêteurs officiels et procurent aux téléspectateurs la petite jouissance de se faire leurs propres opinions biaisées par un défaut dans l'information d'origine. Très récemment encore, dans une affaire à la Une des journaux télévisés, qui autrefois n'aurait pas intéressé d'autres médias que le journal "Détective", on pouvait s'improviser inspecteur devant son poste et se rendre compte qu'un témoin principal (qui s'avérera effectivement, par la suite, être coupable) mentait en direct devant les caméras d'une façon qui sautait aux yeux.

On peut noter que cette nouvelle position de petit enquêteur du téléspectateur dans les faits divers du réel s'effectue parallèlement à une explosion du téléfilm policier d'enquête sur les différentes chaînes de télévision nationales. Les deux, téléfilms comme traitement que réserve l'information aux faits divers, ont au final un but similaire : encourager le public à se forger une opinion de concierge sur chaque petits faits de société dans lesquels on est désormais tenu de fourrer son nez. Le fait divers, s'il n'est pas vécu réellement par le spectateur lambda, sera vécu par procuration par l'intermédiaire de la télévision. On voit, dès lors, la place privilégiée que peut occuper la manipulation politique de masse dans un tel système où domine, même dans l'information, les fictions collectives. Car il y a nécessairement, au cours du traitement du fait divers dans l'information comme dans le téléfilm de fiction, toujours quelque chose entre le point de départ (le fait avec la première interprétation qui en est donnée) et le point d'arrivée (la résolution de l'affaire). Dans cet espace vient se loger le "politique" qui joue les arbitres dans les débats d'opinion en y injectant subrepticement ses propositions d'actions pour que tel ou tel fait ne se reproduise pas. On côtoie donc assez fréquemment, dans les fictions du petit écran, une manipulation politique abjecte qui a, il faut le reconnaître, plus ou moins disparue des écrans de cinéma. JM

Lire aussi et surtout : "Sur la télévision", Pierre Bourdieu.

dimanche, janvier 07, 2007

Vu à la télé 3 - "Batman Returns" de Tim Burton, 1992


Revu et corrigé


C'était une heureuse idée de la part d'une des chaînes de télévision de nous proposer de (re)découvrir, en cette période de fêtes de fin d'année, un ancien film de Tim Burton au Noël déglingué. Rendez-vous était donc fixé devant le petit écran, ce jeudi soir, avec le deuxième épisode des aventures de Batman, l'ultime réalisé par le cinéaste. D'un point de vue personnel, revoir "Batman, le défi", parce qu'il fait partie de ces films aimés dans ma jeunesse, est un "exercice" toujours périlleux. Une mise au défi du film d'un cinéaste ami probablement à la recherche d'un deuxième souffle ces dernières années (comme, du reste, plusieurs des réalisateurs américains importants de sa génération).

Les retrouvailles auront été réellement réjouissantes, spectaculaires, même si la diffusion télévisée ne favorise, hélas, pas vraiment une approche du film par son esthétique telle qu'elle a pu être proposée dans quelques articles récents (entre autre "Ombres Portées" par Eric Nuevo concernant l'influence de l'expressionnisme allemand sur le travail de Burton dans son premier Batman sur le site des Cahiers du Cinéma). "Batman, le défi", derrière ses faux airs de petit film de héros fantastiques foutraque, est d'une grande richesse. Se dépose, en sa périphérie, un nombre assez important d'éléments interdépendants qui produisent l'adhésion et sur lesquels on peut, au choix, revenir - quitte à ne pas forcement beaucoup parler
de cinéma ! Revenir, par exemple, sur la fatigue d'un Batman/Bruce Wayne (Mickael Keaton, toujours) laissé corrigé par les personnages de l'épisode avec lesquels il doit partager la vedette. Les superbes Pingouin (Danny DeVito), Catwoman (Michelle Pfeiffer) et même Max Shreck (gangster politicien joué par Christopher Walken qui rend, par sa manipulation odieuse de l'insécurité au sein de Gotham City pour faire élire le maire de son choix, le film actuel bien au-delà de la période des fêtes où il se déroule) volent incontestablement plus haut que l'homme capé au point de lui faire de l'ombre. Le premier, le Pingouin, fait briller (il va jusqu'à soupçonner Batman de jalousie à son égard) en fin de film sa stature de monstre (de freak) à la face d'un homme chauve-souris fantoche obligé de se cacher derrière un masque pour agir. Les deux autres personnages font prendre conscience à Wayne de sa schizophrénie inhérente à son double statut d'homme public et de super héro : C'est Catwoman qui, lors de cette scène devant l'immense cheminée de la propriété de Wayne, précipite, attise (il est peu implicitement question de sexe) sa confusion intérieure lors d'une discussion en tête-à-tête avec lui. Et puis c'est Max Shreck, milliardaire lui aussi mais sans état d'âme, lorsqu'il décrit ironiquement Bruce en "boursicoteur et caritatif" lors d'une soirée privée déguisée (Bruce Wayne et Selina Kyle y évoluent débarrassés de masques), faisant peser sur lui le poids de sa culpabilité de riche. Autant dire que les conflits vis-à-vis de l'argent et du sexe qui minent Wayne de l'intérieur s'appliquent vraisemblablement aussi au cinéaste Tim Burton qui a toujours, jusqu'à présent, soit éviter de traiter ces sujets là dans ses films, soit les a approché d'une manière pour le moins déviante.

Les personnages de Catwoman comme du Pingouin, voyous magnifiques, on pour eux le bénéfice d'une ambiguïté permanente. Contrairement au "gentil" Batman, ils ne traversent pas le film droits dans leurs bottes (de "méchants") mais ne cessent de prendre le spectateur à contre-pied (Le Pingouin en enfant abandonné presque attachant qui nous dévoilera les saloperies souterraines de Shreck, Catwoman qui agit aiguillée par son instinct félin lors de ses pérégrinations nocturnes). C'est tout l'amour de Burton pour le monstre à qui il donne vie à l'écran qui l'amène à filmer cet émouvant final où l'on voit six pingouins escorter jusqu'à l'eau le cadavre de l'oiseau-monstre.

Les reproductions en un grand nombre d'exemplaires similaires du costume de Batman que l'on voit rangées dans un casier de la batcave (alignement de bottes, de costumes sur des cintres) et sur lesquelles s'attarde Tim Burton suggèrent que l'action du super héro a définitivement basculée sous une forme industrielle. La renaissance de Selina Kyle en Catwoman, sa grisante prise de connaissance d'une puissance incontrôlable qui l'habite, sa conception artisanale à la surjeteuse (dans son "home sweet home" de célibataire dévastée) d'un uniforme pour faire la cabriole sur les toits et dans les rues sombres de Gotham City offrent un contraste saisissant avec ce qui semble être devenu une sorte de train-train quotidien et besogneux pour Wayne, un peu ranimé par ses nouvelles "fréquentations".

Tim Burton, sans doute plus intéressé par d'autres horizons qu'une nouvelle suite à donner à la série industrielle des Batman, met le super héro à la retraite, avant que d'autres réalisateurs viennent prendre sa place. La situation du cinéaste est paradoxale dans la mesure où, tout en (re)partant (le titre original du film est "Batman Returns") d'un personnage de comics qui ne risque pas de connaître un échec commercial au box office, il rechigne à se complaire dans cette situation confortable et abandonne la série au deuxième épisode en nous laissant un Batman qui fini par déchirer son masque. Un paradoxe assez analogue anime son récent remake agaçant de "Charlie et la chocolaterie" dans lequel nous partons d'une "opération" ultra commerciale (les quelques tickets magiques dans les boîtes de chocolat distribuées par millions) qui abouti à une critique acerbe des excroissances monstrueuses engendrées par la société de consommation chez les individus qui en font partie. JM

On pourra lire aussi : "Tim Burton", Antoine de Baecque. Et sur le blog à propos de Batman : Drôles de truands

samedi, janvier 06, 2007

Mon Top 10 pour l'année 2006












1. (4/4) "Un Couple Parfait" /N. Suwa/Japon/2006
2. (4/4) (2) "Bled Number One" /R. Ameur-Zaimeche/France/2006
3. (4/4) "Le Caïman" /N. Moretti/Italie/2006
4. (4/4) "Hors Jeu" /J. Panahi/Iran/2006
5. (4/4) "Ces Rencontres Avec Eux" /J.-M. Straub & D. Huillet/France/2006
6. (3/4) "C'est pas tout à fait la vie dont j'avais rêvé" /M. Piccoli/France/2006
7. (3/4) "La Jeune Fille De L'Eau" /M. Night Shyamalan/USA/2006
8. (3/4) "La Trahison" /P. Faucon/France/2006
9. (3/4) "Syriana" /S. Gaghan/USA/2006
10. (3/4) "L'Imposteur" /C. Hochhäusler/Allemagne/2006

puis dans le désordre :
(3/4) "Les Infiltrés" /M. Scorsese/USA/2006
(3/4) "L'Ivresse Du Pouvoir" /C. Chabrol/France/2006
(3/4) "Le Dahlia Noir" /Brian De Palma/USA/2006
(3/4) "Jardins En Automne" /O. Iosseliani/France/2006
(3/4) "OSS 117" /M. Hazanavicius/France/2006
(3/4) "Ca Brûle" /C. Simon/France/2006
(3/4) "Le Soleil" /A. Sokurov/Russie/2006
(3/4) "Les Berkman Se Séparent" /N. Baumbach/USA/2006
(3/4) "Voiture De Luxe" /W. Chao/Chine/2006
(3/4) "Mémoires De Nos Pères" /C. Eastwood/USA/2006
(3/4) "Good Night, And Good Luck" /G. Clooney/USA/2006

(2/4) "Lady Chatterley" /P. Ferran/France/2006
(2/4) "Bamako" /A. Sissako/Mali/2006
(2/4) "Azur et Asmar" /M. Ocelot/France/2006
(2/4) "A Scanner Darkly" /R. Linklater/USA/2006
(2/4) (2) "Deux Flics A Miami" /M. Mann/USA/2006
(2/4) "Changement D'Adresse" /E. Mouret/France/2006
(2/4) "Inside Man" /S. Lee/USA/2006
(2/4) "Cœurs" /A. Resnais/France/2006
(2/4) "Mala Noche" /Gus Van Sant/USA/1985

(1/4) "Braqueurs Amateurs" /Dean Parisot/USA/2006
(1/4) "Dans Paris" /C. Honoré/France/2006
(1/4) "Les Anges Exterminateurs" /J.-C. Brisseau/France/2006
(1/4) "Cars" /J. Lasseter/USA/2006
(1/4) "Marie-Antoinette" /S. Coppola/USA/2006
(1/4) "Munich" /S. Spielberg/USA/2006
(1/4) "Le Nouveau Monde" /T. Malick/USA/2006
(1/4) "La Raison Du Plus Faible" /L. Belvaux/Belgique/2006
(1/4) "Truman Capote" /B. Miller/USA/2006
(1/4) "Takeshi's" /T. Kitano/Japon/2006
(1/4) "Volver" /P. Almodovar/Espagne/2006
(1/4) "Silent Hill" /C. Gans/France/2006

(0/4) "Indigènes" /R. Bouchareb/France/2006
(0/4) "V Pour Vendetta" /J. Mc Teigue/USA/2006
(0/4) "A Bittersweet Life" /K. Jee-woon/Corée/2006
(0/4) "Quand J'Etais Chanteur" /X. Giannoli/France/2006
(0/4) (TV) "Scary Movie 4" /D. Zucker/USA/2006
(0/4) "Le Diable S'Habille En Prada" /D. Frankel/USA/2006

Et vous ?!